| 1991
Chapelle St-Louis de la Salpêtrière
Exposition du 7 au 22 février 1991.
Avec ses sculptures qui se présentent souvent comme de simples formes géométriques fondamentales, Jean-Charles Pigeau n'a jamais hésité à investir des lieux intenses.
Sa « Suite pour ciel seul » composée de sept cônes en aluminium, pyrex et verre, il l'a posée sur un haut plateau du ballon d'Alsace et sur l'esplanade de l'Arche de la Défense.
En février, à la chapelle de la Salpêtrière, Pigeau choisit à nouveau la confrontation avec un imposant espace sacralisé. Dans le chœur, il a exposé une grande sculpture composée de deux disques de plâtre et résine enchâssés dans un bloc de granit brut. Esquisse d'une pièce qu'il réalisera plus tard dans des matériaux non précaires, cette sculpture joue sur la dualité de la pierre brute et le façonné du plâtre qui auréolait le chœur même de la chapelle.
Dans la nef de Lassay était déployée la « Suite pour ciel seul » qui évoque cette réflexion de Baudelaire sur le cercle :
« Devant un objet tiré de la nature et représenté par la sculpture, c'est-à-dire rond, tournant, autour duquel on peut tourner librement, et comme l'objet naturel lui-même, environné d'atmosphère, le paysan, le sauvage, l'homme primitif n'éprouvent aucune indécision. »
Les formes sont toujours mouvantes chez Pigeau. Proches du sol, elles cherchent à s'en détacher en happant l'espace à mesure que l'on s'en approche, et créent ainsi en elles-mêmes la profondeur. Leur apparente mobilité tient à leur pouvoir de réflexion : à l'intérieur du cône flotte un plateau de verre, reflet du ciel avec lequel il joue. Pigeau aime travailler dans l'espace qu'il sillonne en lançant des javelots pour le fixer en points de chute. Dans la sculpture « Entretiens silencieux », des platines en acier chromé sont posées comme sur l'eau d'un étang dans une plaque d'agrégats métalliques. On éprouve une joie simple à voir à travers les cercles de verre se réfléchir un monde virtuel de formes mouvantes, et c'est sans doute ce qui donne vie aux sculptures. Pour cette raison, on aimerait jouir de ces œuvres en interaction avec une nature qui les perturbe. Elles s'y prêtent peut-être mieux que dans l'espace théâtral d'une chapelle.
Caroline Smulders, article paru dans Art Press n° 157, Avril 1991
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Cosmogonie 1990
Particules d'acier, résine, graphite sur châssis métallique.
Diamètre 1,35 m.
Photo
Jean-Louis Leibovitch
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Dispersion 1988
Disque de verre avec coupelles de verre.
Diamètre 1,35 m.
Photo Jean-Louis Leibovitch |
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Entretiens silencieux 1989
Platine en acier chromé,
agrégats métalliques. 240 x 120 x 6 cm.
Photo Jean-Louis Leibovitch
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J. Kercharche et J.-C. Pigeau
Le 6 février 1991, 18h, température : -12°c. Réglage des lumières, Chapelle St-Louis de la Salpètrière.
Photo Jean-Louis Leibovitch |
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Sans titre 1990
Deux disques en résine. Diam. : 2m, Dalle de granit : 3,40x1,20x0,25m. |
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Sans titre 1991
Esquisse de projet de sculpture monumentale, deux disques en acier, diamètre : 32 cm.
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PI-(BI) : le disque pi, symbole du ciel, servait dans la Chine ancienne à l'observation du ciel et à l'établissement du calendrier. Les encoches de la circonférence extérieure de ce modèle perfectionné en jade (vers 500 av. J.-C.) permettaient notamment de repérer les principales constellations (Extrait de l'article paru dans Courrier de l'Unesco, Regards sur le temps). En avril 1991 à la lecture de l'installation Transfert 1990 (disque en acier inox, poli en son centre), Jacques Kerchache, fit la correspondance avec l'image du disque pi et m'offrit la revue de l'Unesco. Octobre 1991, « rencontre » de l'objet pi au Musée Guimet.
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Disque Bi-Pi
Droits réservés. |
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Transfert 1990
Disques en acier-inox. |

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